
L’Institut Montaigne, think tank réunissant des entreprises, des chercheurs, des associations…, a publié, en mai dernier, un rapport intitulé « Métiers de l’ingénieur : démultiplier nos ambitions ». Dans ce rapport, il présente une projection de la création nette d’emplois pour les ingénieurs et les techniciens nécessaire pour répondre à quatre des scénarios de réindustrialisation proposés par France Stratégie dans son étude prospective de juillet 2024. Ces projections mettent en évidence un déséquilibre qui ne cesse de croître entre le nombre de diplômés dont a besoin l’industrie et le nombre de diplômés formés dans l’ingénierie et la technique et qui invite à une action forte de la part des acteurs de l’Education Nationale et des établissements de l’enseignement supérieur.
Pour mémoire, le marché du travail des métiers de l’ingénieur est déjà sous grande tension : 70 % des recruteurs indiquent avoir des difficultés pour recruter des ingénieurs en 2022, statistique en augmentation par rapport à 2021 (60 %) et 2020 (47 %). Le marché du travail des techniciens et des ouvriers l’est encore plus. En 2024, sur les dix métiers les plus en tension, sept pouvaient être considérés comme des métiers de technicien scientifique.